Encore en selle, mis cette fois derrière Sina. Ça va moins vite et elle évite mieux les bosses.
Je retrouve avec plaisir "mon" collège, celui où tout a commencer. Le directeur, visage couvert d'un masque me dit tousser et n'approche aucune personne. Il me fait cependant traduire combien il est content de me revoir.
On fait le point sur les ordis. Les 10 achetés l'année dernière sont en bon état, et je note qu'il y a moins de poussière, la salle a été carrelée. Par contre dans la bibliothèque, 2 machines sur 4 fonctionnent correctement. Je propose donc que des anciens élèves qui sont maintenant à Trasek, viennent les regarder, ils ont suivi des cours de maintenance. Il y aussi quelques cadavres qu'il faudrait bien recycler mais je ne suis pas sûr que ça se fasse beaucoup ici. Je note que le directeur, qui a reçu un portable de la province conserve encore un vieux qui pourrait être utilisé en secours pendant les cours ou mis à la bibliothèque. Je lui conseille fortement de passer sur le nouveau, car son état laisse à désirer.
On me donne aussi le planning des cours d'informatique et de français. Merveilleux cette année, tout est concentré sur le matin et le début de l'après midi.
Après-midi, vélo 2 heures, lessive, baignade et caouette avant le dîner.
Jeudi, premiers cours et tours de roue en scooter.
jeudi 6 février 2020
mercredi 5 février 2020
Steoung Keo
Long chemin pour arriver : plus de 20kms, assis derrière M Phan qui roule toujours aussi vite malgré les bosses et trous qui parsèment le chemin. Je suis toujours content d'arriver !
J'avais laissé ce collège dans un triste état : une partie des cours étaient encore donnée l'année dernière dans un bâtiment en bois. Il a été rasé et de nouvelles constructions sont apparues.


Commence la discussion avec le directeur et un des profs. Le parc informatique est mal en point. C'est normal, nous n'avions installé l'année dernière que des vieux clous, ne sachant pas si les cours volontaires allaient marcher. C'est un succès, 9 groupes formés, tous en dehors des heures de cours. De plus, les groupes sont organisés par niveau ce qui facilite l'enseignement, et les 15 premières minutes sont consacrées à l'explication de la leçon par le prof.
Donc 10 ordis nouveaux vont arriver la semaine prochaine, ainsi qu'un vidéo-projecteur avec possibilité de faire mieux en fi de saison si le busget le permet.
Retour aux Manguiers par un chemin détourné, au moins 30 kms, j'ai l'articulation de la hanche qui se bloque un peu. Je dois étendre la jambe de temps en temps, ce qui ne facilite pas l'équilibre.
L'après-midi, tour à Kampot, pour commander les ordis.Prix d'amis à 145$ au lieu de 148, le vendeur me dit que c'est le prix de l'année dernière. Demain je lui apporterai la copie de l'année précédente, 135$, la négociation va reprendre.
J'avais laissé ce collège dans un triste état : une partie des cours étaient encore donnée l'année dernière dans un bâtiment en bois. Il a été rasé et de nouvelles constructions sont apparues.


Commence la discussion avec le directeur et un des profs. Le parc informatique est mal en point. C'est normal, nous n'avions installé l'année dernière que des vieux clous, ne sachant pas si les cours volontaires allaient marcher. C'est un succès, 9 groupes formés, tous en dehors des heures de cours. De plus, les groupes sont organisés par niveau ce qui facilite l'enseignement, et les 15 premières minutes sont consacrées à l'explication de la leçon par le prof.
Donc 10 ordis nouveaux vont arriver la semaine prochaine, ainsi qu'un vidéo-projecteur avec possibilité de faire mieux en fi de saison si le busget le permet.
Retour aux Manguiers par un chemin détourné, au moins 30 kms, j'ai l'articulation de la hanche qui se bloque un peu. Je dois étendre la jambe de temps en temps, ce qui ne facilite pas l'équilibre.
L'après-midi, tour à Kampot, pour commander les ordis.Prix d'amis à 145$ au lieu de 148, le vendeur me dit que c'est le prix de l'année dernière. Demain je lui apporterai la copie de l'année précédente, 135$, la négociation va reprendre.
mardi 4 février 2020
Trasek
J'ai connu une nationale 3 en plus mauvais état. C'est loin d'être parfait, une partie des travaux de l'année dernière a aussi été emportée, et les camions qui n'attendent pas le retrait total de l'eau sur la route créent de belles ornières. C'est donc à trop grande vitesse à mon gré que Mr Phan me conduit au lycée de Trasek. Pour ne pas avoir trop peur, ne pas regarder la route juste sa nuque.
Au lycée la situation est nettement moins brillante que l'année passée. Un certain nombre de professeurs qui donnent des cours privés pendant les heures d'ouverture du club informatique, dénigrent avec un peu de succès ce club. D'autres part à Kampot même, un institut s'est ouvert qui récompense financièrement les élèves qui viennent y étudier, entre autre l'informatique. Si on ajoute à cela qu'il n'y aura un prof d'informatique "officiel" que fin février on comprend que le directeur, qui n'a jamais trop poussé, n'insiste pas trop pour améliorer la présence.
Avec toute la diplomatie dont je peux faire état ( ici au Cambodge, pas en France !) je lui fais part de ma profonde tristesse devant cette situation et lui dis que les donateurs français seront forts déçus de constater la sous-utilisation du matériel que nous lui avons fourni. J'ajoute aussi que si nos moyens venaient à manquer pour équiper d'autres établissements, nous réfléchirions à transférer quelques postes.
Je lui dis que je compte sur lui pour améliorer cette situation, on verra si dans un mois il y a du mieux.
Retour aux Manguiers et exploration de la route qui va jusqu'à Beong Preah. Le chemin n'est pas pire que l'année dernière et il y a moins de camions. Néanmoins je n'envisage pas de faire le chemin à vélo cette année, je vais passer au petit scooter, peu puissant mais totalement automatique.
Au lycée la situation est nettement moins brillante que l'année passée. Un certain nombre de professeurs qui donnent des cours privés pendant les heures d'ouverture du club informatique, dénigrent avec un peu de succès ce club. D'autres part à Kampot même, un institut s'est ouvert qui récompense financièrement les élèves qui viennent y étudier, entre autre l'informatique. Si on ajoute à cela qu'il n'y aura un prof d'informatique "officiel" que fin février on comprend que le directeur, qui n'a jamais trop poussé, n'insiste pas trop pour améliorer la présence.
Avec toute la diplomatie dont je peux faire état ( ici au Cambodge, pas en France !) je lui fais part de ma profonde tristesse devant cette situation et lui dis que les donateurs français seront forts déçus de constater la sous-utilisation du matériel que nous lui avons fourni. J'ajoute aussi que si nos moyens venaient à manquer pour équiper d'autres établissements, nous réfléchirions à transférer quelques postes.
Je lui dis que je compte sur lui pour améliorer cette situation, on verra si dans un mois il y a du mieux.
Retour aux Manguiers et exploration de la route qui va jusqu'à Beong Preah. Le chemin n'est pas pire que l'année dernière et il y a moins de camions. Néanmoins je n'envisage pas de faire le chemin à vélo cette année, je vais passer au petit scooter, peu puissant mais totalement automatique.
lundi 3 février 2020
Premier jour de travail
Mais avant tout retour sur dimanche.
Départ à 8h de Stéphane. C'est l'heure pour lui de retourner en Suisse pour reprendre sa culture de spiruline. Nous nous connaissons depuis plusieurs années et nous croisons plus ou moins longtemps. Comme moi, il passe plusieurs semaines, participant aux activités de Samaki.
Nouveau et habituel tour de vélo ensuite : la ville a bien changée : de plus en plus d'immeubles de 5 à 8 étages. Il y a même un projet de construction de 2 tours en centre ville de 42 étages en plein quartier historique protégé ! Perso je n'achèterai pas, ayant vu les limites des pompiers dont les échelles atteignent à peine le 3eme étage sans parler de la puissance des lances. Retour 2 heures plus tard pour me faire propre et direction l'Atelier pour déjeuner. Auparavant j'ai vérifié qu'il y avait bien des lasagnes de crabe, absentes du menu la veille, tout ayant été vendu.
Lyhuoy m'accueille avec un mine déconfite, elle s'est trompée, le cuisinier n'en a pas refait. Le parmentier local a remplacé.
Lundi matin, bien que n'ayant pas entendu mon réveil, je suis à l'heure pour une première visite au lycée de Trasek où les cours sont désertés par certains élèves. On va chercher à comprendre pourquoi
dimanche 2 février 2020
Premier tour de vélo et baignade
Reprise des bonnes habitudes. Après le café du matin, je partage quelques moments avec Jean-Yves avant qu'il ne reparte pour Phnom-Penh.
J'attrape un vieux vélo qui a l'avantage d'avoir un panier pour aller déposer au dispensaire local les quelques médicaments que j'ai apporté : Dolipranne et pansements. La responsable n'est pas là mais tout est ouvert, je dépose dans son bureau et reviendrais plus tard. Ce petit entracte de 4 kms me confirme que les inondations de novembre dernier ont fortement détérioré la route qui avait été refaite l'année dernière.

Pour le repas du midi direction l'Atelier, le restaurant où travaille Lyhuoy. J'y vais avec Stéphanr qui m'y conduit à moto. Il ne connaissait pas, malgré ses nombreux séjours. Je lui avais vanté les lasagnes au crabe, mais malheureusement il n'y en avait pas ce jour là !
Au retour, nous consatons une très grande animation, un groupe de 100 jeunes employés d'une banque est là pour le week-end. Refuge au fin fond du site pour éviter le bruit d'enfer. La soirée s'annonce tout aussi bruyante, un immense BBQ a été installé dans le restaurant, là aussi je dois battre en retraite pour dîner au calme.
J'attrape un vieux vélo qui a l'avantage d'avoir un panier pour aller déposer au dispensaire local les quelques médicaments que j'ai apporté : Dolipranne et pansements. La responsable n'est pas là mais tout est ouvert, je dépose dans son bureau et reviendrais plus tard. Ce petit entracte de 4 kms me confirme que les inondations de novembre dernier ont fortement détérioré la route qui avait été refaite l'année dernière.

Pour le repas du midi direction l'Atelier, le restaurant où travaille Lyhuoy. J'y vais avec Stéphanr qui m'y conduit à moto. Il ne connaissait pas, malgré ses nombreux séjours. Je lui avais vanté les lasagnes au crabe, mais malheureusement il n'y en avait pas ce jour là !
Au retour, nous consatons une très grande animation, un groupe de 100 jeunes employés d'une banque est là pour le week-end. Refuge au fin fond du site pour éviter le bruit d'enfer. La soirée s'annonce tout aussi bruyante, un immense BBQ a été installé dans le restaurant, là aussi je dois battre en retraite pour dîner au calme.
samedi 1 février 2020
Premier week-end
Mais avant tout revenons sur la première soirée, jeudi soir.
Après les retrouvailles avec le staff et mon ami Stéphane le suisse, j'avais prévu de me coucher de bonne heure pour récupérer de ce long voyage. C'était sans compter sans le message de Lyhuoy qui me demande si je suis arrivé aux Manguiers. Elle me dit qu'elle peut passer maintenant, ce que je ne peux refuser, trop content de la revoir. Elle arrive donc vers 7h, et je suis surpris de la voir me sauter au cou, car je garde toujours une certaine distance avec elle. Elle ne repartira que vers 9h, après une longue discussion sur ces activités professionelles et ce qu'elle envisage de faire par la suite, monter son propre restaurant, capitalisant sur l'expérience qu'elle acquiert en ce moment e le support de ses patrons.
Je n'entends pas les bateaux ni mon réveil le matin suivant et rejoins Stéphane avec une demi-heure de retard sur l'heure du café, 6h.
Jean-Yves arrive dans la matinée de Phom Pehn et je dois dire que c'est un choc de le voir dans son fauteuil roulant, mais toujours aussi joyeux comme si son pied était toujours là.
Après-midi, consacrée à la première réunion Samaki avec le staff habituel. Finalisation de nos objectifs et calendrier de la première semaine.
Puis soirée commune avec toute l'équipe des Manguiers autour d'un buffet local ponctué de jeux.
Contrairement à hier où le temps a été maussade et pluvieux, beau soleil ce samedi matin et j'ai repris ma place pour le petit déjeuner sur le ponton le long de la rivière.
Après les retrouvailles avec le staff et mon ami Stéphane le suisse, j'avais prévu de me coucher de bonne heure pour récupérer de ce long voyage. C'était sans compter sans le message de Lyhuoy qui me demande si je suis arrivé aux Manguiers. Elle me dit qu'elle peut passer maintenant, ce que je ne peux refuser, trop content de la revoir. Elle arrive donc vers 7h, et je suis surpris de la voir me sauter au cou, car je garde toujours une certaine distance avec elle. Elle ne repartira que vers 9h, après une longue discussion sur ces activités professionelles et ce qu'elle envisage de faire par la suite, monter son propre restaurant, capitalisant sur l'expérience qu'elle acquiert en ce moment e le support de ses patrons.
Je n'entends pas les bateaux ni mon réveil le matin suivant et rejoins Stéphane avec une demi-heure de retard sur l'heure du café, 6h.
Jean-Yves arrive dans la matinée de Phom Pehn et je dois dire que c'est un choc de le voir dans son fauteuil roulant, mais toujours aussi joyeux comme si son pied était toujours là.
Après-midi, consacrée à la première réunion Samaki avec le staff habituel. Finalisation de nos objectifs et calendrier de la première semaine.
Puis soirée commune avec toute l'équipe des Manguiers autour d'un buffet local ponctué de jeux.
Contrairement à hier où le temps a été maussade et pluvieux, beau soleil ce samedi matin et j'ai repris ma place pour le petit déjeuner sur le ponton le long de la rivière.
jeudi 30 janvier 2020
La nouvelle saison commence !
Cette fois pas de stop prolongé à Singapour juste un court transfert.
Dy est venu m'accueillir à l'aéroport et nous avons passé trois bonne heures à discuter de choses et d'autres. Ses études se poursuivent mais cela devient de plus en plus compliqué. Il est dans la 3eme année d'un cursus de 5 pour obtenir son titre d'ingénieur. Après il verra....
3 petites heures de route pour arriver aux Manguiers, destination finale ce qui fera 28 heures de voyage.
Depuis l'année dernière les travaux entrepris sur la route ont été démolis par de nouvelles inondations. Les ornières sont revenues comme il y a 2 ans.
Accueil toujours aussi symphatique de l'équipe de l'après-midi, et surprise ma chambre habituelle est occupée, je bénéficie ce soir d'un grand bungalow.
J'essaie de rester éveillé encore quelques heures.
A demain, peut-être
Cette fois pas de stop prolongé à Singapour juste un court transfert.
Dy est venu m'accueillir à l'aéroport et nous avons passé trois bonne heures à discuter de choses et d'autres. Ses études se poursuivent mais cela devient de plus en plus compliqué. Il est dans la 3eme année d'un cursus de 5 pour obtenir son titre d'ingénieur. Après il verra....
3 petites heures de route pour arriver aux Manguiers, destination finale ce qui fera 28 heures de voyage.
Depuis l'année dernière les travaux entrepris sur la route ont été démolis par de nouvelles inondations. Les ornières sont revenues comme il y a 2 ans.
Accueil toujours aussi symphatique de l'équipe de l'après-midi, et surprise ma chambre habituelle est occupée, je bénéficie ce soir d'un grand bungalow.
J'essaie de rester éveillé encore quelques heures.
A demain, peut-être
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