dimanche 17 mars 2019

Pas de chance

Ce samedi matin réveil de bonne heure un peu avant cinq heures. Départ pour le Bokor, ancien lieu de villégiature des Européens lors du protectorat français dans les années 1930. Depuis quelques années des investisseurs chinois y ont installé un hôtel, un casino, tout ceci dans le plus pur style kitsch. Restent aussi des ruines de monuments construits par les Européens mais qui, faute d'entretien, sont devenues des ruines.

Malheureusement le beau temps n'est pas de la partie, et à partir de la moitié du chemin, nous pénétrons dans les nuages qui nous privent de la belle vue sur la baie de Kampot.

Arrivés au sommet, la redécouverte des hôtels gigantesques et casino construits par les Chinois me laissent toujours aussi sceptique sur leurs qualités artistiques. Comment peut-on défigurer un tel site, sachant qu'en plus c'est une véritable catastrophe économique, les centaines de chambres mises à disposition ne sont pas occupées. En s'éloignant un peu il est possible de retrouver quelques vieux monuments de l'époque coloniale, qui, laissés à l'abandon, sont partiellement envahis par la végétation.

Nous ne nous attardons pas de trop, mais profitons de la présence de notre guide qui connaît particulièrement bien cette forêt pour essayer de voir quelques oiseaux et animaux qui peuplent la forêt de ce parc national.

De retour, après un petit déjeuner tardif, réunion avec le staff de Samaki pour faire une dernière fois le point sur cette saison. C'est aussi le moment des adieux avec eux, et j'espère pouvoir le revoir l'année prochaine.

Après-midi très calme, je commence à rassembler mes affaires pour préparer mes bagages.

Ce dimanche matin, après une très grosse pluie dans la nuit, petit tour au marché pour quelques achats de dernière minute. Ce soir, dîner à l'Atelier avec les deux Canadiens pour finir en beauté ce séjour.

Demain matin, ce sera encore un départ matinal, pour avoir le temps de prendre un petit déjeuner avec Lyhuoy avant de prendre le car pour Phnom-Penh en direction de Singapour, dernière étape de ce voyage. Avec un peu de chance, si la route n'est pas trop mauvaise, je pourrais passer un peu de temps avec Dy avant de m'envoler.

Ainsi s'achève le blog pour cette année qui, j'espère, reprendra pour la prochaine saison.

Merci à tous ceux qui l'ont suivi et à mardi !

samedi 16 mars 2019

Au revoir Beong Preah

Et voilà ce vendredi il est temps de dire au revoir aux professeurs et élèves de Beong Preah. Le nouveau directeur s'étant malheureusement cassé le pied, c'est l'ancien, Po Sarith, que je connais depuis bien longtemps, qui va recevoir officiellement le vidéoprojecteur ainsi que 300 $ récupérés par Samaki-Kampot pour couvrir une partie des frais des cours complémentaires.


En échange, je reçois quelques cadeaux aussi : T-shirt, au moins 5 kg de fruits de la part des élèves, et un certificat de remerciement comme celui de Trasek.

M'ont aussi accompagnés, le staff de Samaki ainsi que quelques élèves de l'université de Boston qui sont venus passer quelques jours aux Manguiers.

Nous faisons le tour du collège puis de l'école primaire et finissons par la pagode. Là une surprise m'attend. J'avais demandé plusieurs fois la signification d'un petit cordon rouge enroulé autour d'un des deux poignet. Il s'agit en fait d'une sorte de porte bonheur béni par le bonze de la pagode. Je suis donc invité à recevoir le mien. C'est le bonze que je connais qui va me le nouer autour du poignet et qui ensuite va réciter les paroles consacrées pour ce type d'événement. Tout le monde profite aussi de ce petit bracelet.





Pour finir cette mémorable journée, visite à une famille très pauvre que nous aidons tous à planter quelques nouveaux palmiers. 


jeudi 14 mars 2019

Retrouvailles

Ce mercredi matin, départ pour l'école primaire du petit village à côté pour rejoindre les étudiants de Boston qui sont venus avec Mark pour visiter le Cambodge et le Vietnam. Une de leur activité préférée et de repeindre et décorer les murs des écoles. Arrivé sur place il faut commencer par nettoyer et gratter tous les murs, puis ensuite de décider du dessin.
Parmi l'équipe, une jeune fille prend en main le design, tandis que les autres se préparent à peindre sur l'un des murs un drapeau américain et un drapeau cambodgien. Dans la bibliothèque ce sera une grande fresque représentant la nature environnante.
Je participe un peu à ce travail, avant de repartir pour Beong Preah, pour les cours de français de l'après-midi.
Ce que je n'avais pas prévu, c'est la poussière qui s'est déposée sur tous mes vêtements. Je dois repasser par les Manguiers pour me doucher et me changer.

Sur le chemin, comme souvent, je suis abordé par une ancienne élève qui me tient compagnie pendant quelques centaines de mètres.

Les cours se passent dans la même ambiance, toujours aussi joyeuse, mais nous devons faire face à ce un changement d'emploi du temps décidé par le directeur qui n'a pas prévu le professeur. Nous restons donc une heure à attendre le prochain cours.

Retour en douceur et à vélo vers la base. L'eau est un peu plus propre ce soir, je peux me baigner.

mercredi 13 mars 2019

Nouveau collège

Après un bref passage à BEONG PREAH pour prendre un ordinateur disponible, direction ce nouveau collège dont le nom est non seulement imprononçable mais aussi changeant en fonction de l'intervenant.

C'est avec Sina que j'y vais toujours derrière la moto. Une longue ligne droite de presque 5 kms.
avec quelques petites maisons de chaque côté avant d'arriver dans ce nouveau village bien isolé au maisons pour le moins rustiques.

Bonne surprise en arrivant, des élèves tests sont déjà devant les ordinateurs avec le directeur comme guide. Je n'étais pas certain de trouver aussi rapidement la mise en place de ces tests que nous avions demandés avant de mettre en place définitivement les cours à partir du nouvel an khmer, mi-avril. Après l'installation d'une nouvelle machine, je remets 60 $ au directeur afin de participer au financement de l'indemnité qui sera versée aux professeurs qui s'occuperont de ces nouveaux cours.

De retour à BEONG PREAH, je suis un peu désolé de constater que la bibliothèque n'a toujours pas reçu les ordinateurs qui devaient y être installés. Ceux-ci sont toujours dans la salle de cours sans aucune protection. Bonjour la poussière.

L'après-midi, cours de français, avec notamment une classe de septième, qui travaille particulièrement bien.

Je reviens à moto derrière le professeur de français, comme la semaine dernière.

mardi 12 mars 2019

dernière semaine



Dernière semaine, dernière ligne droite, les pièces du puzzle vont se mettre en place.
Lundi matin a commencé par une visite au lycée de Trasec pour vérifier une dernière fois que tout va bien. C'est aussi l'occasion de remettre 150 $ destinés aux enseignants qui assurent volontairement le bon fonctionnement du club informatique mis en place pour les élèves.
C'est aussi l'occasion de faire un dernier tour des classes, particulièrement pour les douzièmes qui vont quitter cet établissement à la fin de l'année une fois avoir finies leurs études. Beaucoup les continueront soit vers les universités locales de Kampot ou celle de Phom Penh pour ceux dont les familles pourront se permettre cette dépense. D'autres ne continueront plus et rentreront dans la vie active munis de l'équivalent du bac et, grâce aux cours d'informatique, et d'une bonne connaissance de Word et d'Excel.
J'en profite aussi pour dire aux filles que j'ai peu vues dans l'atelier informatique qu'elles y ont aussi leur place et qu'elles ne doivent pas se laisser supplanter par les garçons.
Avant de partir le directeur me remet les cadeaux rituels, un magnifique certificat, encadré cette année, un sac d'un kilo de poivre, et un pot de sucre de palme.
Quelques photos aussi.


Je recevrai plus tard une vidéo prise pendant ma célèbre démonstration que 28 / 7 font 13.

Repas le midi avec toute l'équipe de Samaki, en remplacement du meeting de samedi, et après-midi bien calme sans baignade le vent et une eau particulièrement sale n'incitant pas à plonger
Repas pris en compagnie des Canadiens, cela devient une habitude, nous avons décidé de dîner ensemble dimanche soir au restaurant de l'Atelier.

lundi 11 mars 2019

Réveil en musique

Ce lundi matin ce n'est pas le bruit des bateaux qui m'a réveillé mais la musique de roneat xylophone cambodgien utilisé dans la musique traditionnelle. Un mariage en vue qui commence par une petite musique assez lancinante mais qui nous promet pour ce soir une bonne flopée de décibels.

La journée s'annonce chargée, départ vers huit heures pour le lycée de Trasek où je vais distribuer quelques dollars destinés à compenser le travail supplémentaire effectué par les professeurs d'informatique en dehors de leurs heures de travail normales. Le voyage se fera derrière la moto de Sina pour une dernière fois sur cette route toujours en travaux.

Jean-Yves a convié toute l'équipe de Samaki a déjeuner ce midi avant un bref meeting qui n'a pas pu avoir lieu samedi matin.

Voilà pour l'agenda de la journée.

Hier dimanche, quelques tours de pédale à vélo le matin le matin avant que la chaleur ne soit trop forte puis, pour le repas, retour à l'Atelier pour tester un nouveau plat. Parmentier au porc. Recette adaptée aux produits locaux, bien épicée qui est venu en concurrence sérieuse avec ceux de Marie-Claude dont c'est la spécialité.

En fin de journée je retrouve les deux Canadiens et nous partageons le dîner ensemble discutant de choses et d'autres ce qui fait que la soirée s'est un peu prolongée et que j'ai eu du mal à garder les yeux ouverts, sur mon lit, en regardant quelques enregistrements de télévision

samedi 9 mars 2019

Journée de la femme

Vendredi 8 mars c'est la journée de la femme. C'est un jour férié ici au Cambodge. Donc pas d'école.
J'en profite le matin pour aller faire un bon tour de vélo. Depuis le début de mon séjour je n'étais pas allé sur la rive droite du fleuve en direction des salines. Là aussi tout change très vite. Partout de nouvelles maisons en dur sont en construction. Les anciennes en bois sont détruites et remplacées, mais aussi tous les terrains agricoles sont devenus des terrains à bâtir. La pression immobilière est énorme depuis que la province a décidé de faire de Kampot une station touristique. Est-ce un bien ou est-ce un mal. Si le développement est fait de manière raisonnable ce peut-être un bien. Malheureusement l'exemple de Sihanoukville envahie maintenant d'hôtels et de casinos d'origine chinoise me laissent un peu sceptique.
C'est un sujet dont on ne parle pas beaucoup ici. Si certains arrivent à s'enrichir en revendant leur terrain, beaucoup ne peuvent se permettre de se faire construire ce genre de maisons.
Je ne sais ce que je retrouverai dans quelques années si je continue à venir ici.

Sur le chemin du retour je retrouve le kiosque de la boulangerie belge dont le propriétaire est mort il y a deux ans. Avec surprise je constate que quelqu'un a pris la succession ce qui me permet d'acheter quelques gâteaux pour mon déjeuner.

Après-midi bien calme avec petite baignade. Journée beaucoup plus calme qu'hier : nous avons été envahi par un groupe de jeunes étudiants de Phnom Penh qui ont fait un vacarme d'enfer pendant tout l'après-midi et qui le soir ont chassé tous les clients réguliers du restaurant pour leur barbecue !

Il n'y aura pas de meeting Samaki ce matin, Jean-Yves reste à Phnom Penh pour une compétition de ses enfants. Sa femme viendra dimanche et j'espère qu'elle apportera le vidéo projecteur.