dimanche 28 février 2016

Suite du feu sur la colline

Hier matin (samedi ) plus aucune fumée sur la colline. C'était sans compter avec le vent qui s'est réveillé l'après-midi. Le feu a passé la crête et est reparti sur l'autre versant. Le soir on ne voyait plus les flammes mais la colline se détachait sur un fonds rouge. A priori la reprise a été au moins aussi importante qu'hier mais cette fois ci c'est presque sûr certaines habitations ont été détruites. Ce matin, dimanche, tout semble fini : il y a eu 2 fortes séquences de pluie qui ont dû éteindre le feu. Et comme il n'y a pas de vent ce matin on peut espérer que tout est fini.


Hier j'ai enfourché mon vélo pour remonter un peu la route le long de la rivière. Je n'étais jamais allé aussi loin dans cette direction et plus j'avançais plus les maisons paraissaient pauvres. En chemin, petite rivière avec un magnifique pont de bois à la Duteil. Les planches bougent sous les roues du vélo mais ça tient .


J'avais prévu d'aller manger un poisson à Kep aujourd'hui, mais compte tenu de l'état des chemins je vais reporter cette idée. Les pistes en argile vont avoir besoin d'un ou deux jours pour absorber toute l'eau de cette nuit et je ne tiens pas à trop me couvrir de boue, la poussière me suffit.

J'espère juste que lundi matin la route sera plus praticable.

samedi 27 février 2016

Spectacle

Comme je vous l'avais dit précédemment, le gouverneur de Kampot veux donner un coup d'accélérateur au développement de sa région.

Il est vrai que depuis l'année dernière de nombreux changements sont visibles : beaucoup de nouvelles rues, même si elles ne sont pas toutes cimentées ou gravillonnées, constructions à tout va, on voit maintenant des guest-houses de 3 à 4 étages, bâtiments publics restaurés.

Une prise de conscience aussi sur la qualité du paysage des bords de la rivière. Les quais sont aménagés en promenade,  des aires de jeux, des bancs sont installés, et il y a même des balayeuses pour le nettoyage . Les collines qui l'entourent ne sont plus systématiquement exploitées comme carrières sur le flanc visible de la rivière, mais ne vous trompez pas, si vous passez derrière le spectacle est différent : la colline est totalement grignotée et je me demande à chaque fois quand je reviens si elle ne s'est pas effondrée.

Mais ce matin le gouverneur risque de ne pas être très content.

Les collines sont aussi exploitées, surtout pour y faire pousser des bananiers. La tradition locale veut que l'on pratique un écobuage, qui, hier au soir a particulièrement mal tourné. Est-ce la faute du vent, en tout cas un pan complet a pris feu, spectacle magnifique, mais qui laisse ce matin place à une étendue brune où seuls subsistent quelques troncs de palmier. Il faudra attendre quelques semaines pour voir reverdir, dès que les bananiers auront été installés.


mercredi 24 février 2016

Règles de circulation

Le train-train s'installe avec les cours : dure journée le mardi avec 7 heures ! mercredi matin avec seulement une heure de 7 à 8 puis retour à la base pour un autre départ l'après-midi,
Par contre ce matin, cours Word sur la pause des tabulateurs. On a jamais abordé ce problème à l'ACLAI ça mérite d'essayer.
    1. Le vélo sur route : aussi bizarre que cela puisse paraître aucun problème : il y a presque toujours une piste pour les 2 roues. Il faut juste savoir que :
      1. les camions qui débouchent d'un chemin sur votre droite vont rouler un certain temps à contresens avant de rouler du bon côté. On les croise par la droite.
      2. Pour les vélos et motos, c'est le contraire : s'ils roulent à contresens, on les croise par la gauche
    2. Le vélo en ville : un seul mot d'ordre : rester sur sa trajectoire ! Sauf bien sûr pour les camions ! Les autre anticipent votre trajet et vont vous éviter.
    3. Le vélo sur les chemins :
      1. On tient le guidon à 2 mains, toujours. Une pierre cachée peut vous envoyer dans le fossé qui est généralement la poubelle locale lorsque ce n'est pas un petit canal plein d'eau plus ou moins vaseuse.
      2. On regarde bien la route pour anticiper sa trajectoire : un coup d'oeil trop long au paysage peut être aussi fatal.
      3. On répond à haute voix "hello" sans chercher d'où l'on vous apostrophe. Gare à la chute.
      4. On ralentit et contourne les chiens avec précaution ce qui peut éviter un séjour à l'hôpital local
      5. Enfin, on met le nez dans la chemise pour éviter le nuage de poussière soulevé par les camions ou les quelques européens qui roulent à toute allure.
Mais en conclusion, c'est moins dangereux ici que dans les rues de Chennevières et d'Ormesson

lundi 22 février 2016

Stéphane est parti

Beaucoup d'émotion ce midi lorsque Stéphane est parti. Habitué des Manguiers il y est resté presque 2 mois. Son métier lui permet de revenir 2 fois par an, mais un changement dans sa vie professionnelle risque de lui faire changer cette habitude.
Jean-Yves nous avait présenté par l'intermédiaire de Face Book, et je dois dire que nous nous sommes particulièrement bien entendus.
Ses projets, comme les miens, si tout va bien, sont de se retrouver ici l'année prochaine vers février.
Pour fêter son départ, dimanche je suis allé au marché acheter du poisson  que les cuisinières nous ont préparé pour le dîner.

Pour le reste beaucoup de vélo samedi et dimanche matin. Un peu ce lundi après-midi, ( aujourd’hui c'est jour férié, pas d'école ) ce qui m'a permis de revoir un vieux monsieur francophone dans les marais salants. Il se rappelait de moi, et nous avons passé un dizaine de minutes autour d'in café glacé. Le chemin étant par contre très poussiéreux, bain dans a rivière obligatoire à l'arrivée. J'ai aussi trouvé enfin un moyen d'informatiser les cours de français, ce qui devrait permettre plus de continuité lors des changements de bénévoles qui viennent aider le prof de français local.

Pour finir petite précision sur les chemins ( pas les routes goudronnées )
Il y en a 3 sortes :

  1. les larges et bien compactés : les voitures vont plus vite que les motos qui vont plus vite que les camions  qui vont plus vite que les vélos.
  2. les larges pas compactés : les motos vont plus vite que les voitures qui vont plus vite que les vélos qui vont plus vite que les camions.
  3. enfin ce que je préfère ( mais ça secoue un peu !) les autres : les vélos vont plus vite que les motos qui vont plus vite que les voitures qui vont plus vite que les camions. Le seul problème sur ces chemins est que vous pouvez rattraper le camion,, prendre plein de poussière tout le temps que vous rester derrière à essayer de le doubler !




samedi 20 février 2016

cours de français

Mercredi après-midi je retrouve les élèves.
Le premier groupe est très réduit, 3 élèves de 7eme. Elles m'avaient déjà impressionné la semaine dernière mais je suis encore plus surpris de voir que, livre fermé, elles sont capables de  reprendre les dialogues de la leçon précédentes. Elles ne font pas de fautes non plus dans le vocabulaire appris.
Le 2eme groupe est plus important et a déjà fait un peu de français. Stéphane leur avait appris les nombres, les jours de la semaine, bref quelques mots de base, mais aussi la chanson "à  la claire fontaine". Là aussi aucune hésitation dans la reprise. En m'inspirant du livre on continue à apprendre comment se présenter.

Ce livre me posait beaucoup de problèmes car il semblait avoir tous disparus. En insistant un peu on en a retrouvé un plein carton, suffisamment pour permettre à chacun d'en emprunter un.
Le cours est bien expliqué, seul manque la partie orale.

J'ai donc entamé la création d'un petit programme qui reprend les images des dialogues en y ajoutant ma voix pour les sonoriser. Il me faut ajouter la traduction en khmer. Google translate aide un peu, mais la traduction français khmer n'est pas très bonne, il faut que j'utilise l'anglais khmer. Il faudra que je fasse valider ces traductions avant de l'utiliser en classe.

Pour le reste, rien de particulier si ce n'est que jeudi et vendredi soir, sortie pour dîner. Jeudi petit resto en ville autour d'une fondue locale suivie ...................d'une glace aux Manguiers !
Vendredi beaucoup plus folklo, curry à base de viande c'est à dire 2 morceaux non identifiés de poulet, et beaucoup de morceaux de foie de porc ! Bref pas terrible, seuls les légumes et les pâtes sont passés;

mercredi 17 février 2016

Le nouveau collège de Phnom Sah

Enfin, nouveau pour moi car il existe depuis plusieurs années.
Comme beaucoup d'établissements scolaires il est bâti dans l'enceinte d'un temple et partage la cour avec une école primaire. Le  village s'étend tout autour dans un rayon de quelques  kms.
Moins de classes, 4 contre 6 à Beong Preah.
L'ambiance y est aussi complètement différente. La discipline est plus importante, les élèves et les profs arrivent à l'heure et aucun jeune ne traîne dans la cour pendant les heures de classes.

Lundi, mardi et mercredi je débute à 7h, avec 2 heures de pauses avant le prochain cours le lundi, et une seule heure le mercredi. Le jeudi c'est un peu mieux une heure seulement mais à 10h. Cela me laisse les après-midi pour les cours d'informatique à BP ainsi que pour le cours de français.

Les cours d'informatique sont plus "soft" à BP : les plus grands ont déjà suivi les cours l'année dernière. Sophany, la prof, est donc plus relaxe, sauf avec les débutants qui doivent apprendre à taper en khmer et en anglais qu'ils maîtrisent encore mal.

Ce n'est pas la même chose à PS où es 2 profs se donnent à fond : les cours finissent souvent plus tard que prévu et je dois parfois les aider. C'est leur première année d'enseignement de l'informatique. Heureusement, ou malheureusement pour les élèves, il n'y a que  4 ordis, soit 4 élèves au moins par poste. A 2 cela nous permet d'aider chacun de groupe en faisant bien attention de faire alterner les élèves. En fait pour une heure, ce n'est qu'une dizaine de minutes devant le clavier pour chacun, les autres regardant ou dictant le cours
 
Demain je vous parlerai du cours de français.

lundi 15 février 2016

Week-end chargé

Weekend un peu chargé. Ça commence  vendredi soir par un restaurant kebab tenu par un Iranien. Ensuite direction la vieille salle de cinéma de Kampot maintenue difficilement à flot par de très âgés propriétaires. Ils expliquent qu'avant la guerre de nombreux films et spectacles y étaient donnés mais les khmers rouge l'on interdit. Après la guerre, et au fur et à mesure que la vie artistique reprenait, la télévision  devint une rude concurrence et la  salle périclita. Les propriétaires sont endettés au maximum et vivent même dans la salle.
Une association d'handicapés y donne un spectacle une fois par semaine. Le thème est le renouveau des arts depuis la fin de la guerre. Sourds, muets, paralysés et amputés le raconte d'une manière très poignante en dansant.
Ce fut vraiment très intéressant.
Une des serveuses étant venue avec nous pas question de la laisser rentrer seule la nuit. Elle habite à plus de 10kms et avec Stéphane nous l'avons raccompagnée. C'était la première fois que je conduisais un scooter la nuit et sur de tels chemins. Je peux vous dire que le kebab a été bien tassé.

Samedi Lin  nous a invité à fêter le départ d'un couple de canadiens qui restent depuis plusieurs semaines aux Manguiers et aident SAMAKI.
Comme son service commence à midi c'est à 9h qu'on a commencé. Jus de fruit, la table est mise et  à 10h commence un vrai repas avec nouilles, riz, viandes et poissons le tout arrosé de bière ! Ensuite karaoké ! On finit un peu avant midi mais pas question de déjeuner après.




Comme il faut bien éliminer je prends mon vélo et fait une petite quarantaine de kms en moins de 2 heures.  Au retour longue  baignade pour me détendre.
Dimanche plus calme, je commence par une nouvelle course à vélo, cette fois ci les 40 kms sont dépassés de beaucoup, puis après la rivière, déjeuner de poisson avec Stéphane et visite de mes 2 jeunes pour poursuivre les mises à jour de leurs ordis.